http://www.lesurbanophiles.com/
Le seul pêché dans le marketing viral comme dans le cinéma d'ailleurs, c'est l'ennui : objectif atteint avec cet excellent rich media. On vit une expérience interactive vraiment gratifiante.
Le site est à forte vitalité garantie ; le design fait appel à des créatifs manifestement expérimentés, et encadrés par une direction artistique qui s’est donnée le temps de penser une interface en accord avec les objectifs esthétiques et fonctionnel cadrés par le commanditaire.
Je trouve juste qu’elle en fait un peu « trop ».
Qu’est-ce qui fait un site vertueusement « viral » :
- Tout d’abord les gadgets visuels doivent avoir pour objectif de susciter l’adhésion : derrière chaque objet, il doit y avoir une petite piste, immédiate, qui mène à la viralisation ou à la transaction ;
- Il faut que le site s’adresse à une cible parfaitement identifiée : la viralité / le buzz fonctionnent de façon communautaire. On ne transmet une vidéo qui nous a plu qu’à des relations qui partageront les mêmes valeurs ou le même état d’esprit ;
- Le suivi : une campagne virale sait vous reconnaître et vous donner envie d’être reconnu(e). Pour ne pas qu’elle reste le simple souvenir d’une friandise visuelle, il faut qu’à un moment donné elle ait eu suffisamment de légitimité pour se retrouver dans votre boîte email ou sur votre blog.
- L’ergonomie : à trop vouloir déborder de créativité, un site viral rich media se veut trop souvent un jeu de piste – ce qui en soi est souvent trop compliqué. Le principe de l’utilisabilité immédiate, même appliquée à un univers ludique ou onirique, doit être scrupuleusement mis en exergue. Il faut savoir refreiner de louables élans créatifs pour que l’interface soit intelligible à la seconde.
- L’interactivité dans la sobriété : trop de boutons clignotants qui vous incitent à cliquer ci ou là suscitent l’agacement. L’utilisateur doit se sentir au contrôle. Même les vidéos qui se lancent automatiquement donnent un mode d’emploi de l’interface univoque. C’est encore lié au point sur l’ergonomie : la clé d’une interface virale réussie consiste à ne pas se cacher derrière l’alibi du ludique pour en faire des caisses. Il vaut mieux peu de boutons bien pensés que trop d’options qui clignotent dans tous les sens, et contre lesquels l’audience est largement immunisée.
Une interface virale doit rester un moment de détente. Contrôlable, claire et intelligible au premier coup d’œil, elle doit rester une petite bouffée d’oxygène.
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